NEW PAGANS : The seed, the vessel, the roots and all

Le monde de la culture post covid 19 est-il si moribond que ça ? Financièrement, oui, c’est sûr. Mais créativement parlant, les épreuve, quelles qu’elles soient, ont toujours fait naître les plus belles œuvres. « The seed, the vessel, the roots and all » est là pour le prouver. Les New Pagans sont un jeune groupe de Belfast qui se réclament autant du post punk que du rock indé et du rock alternatif. Attitude, énergie et sens de la formule s’entrechoquent dans une collection de titres qui peuvent se montrer aussi accrocheurs et poppy que noisy et cyniques. Une hétérogénéité, je ne vous le cache pas, pas toujours facile à suivre, mais qui démontre une boulimie musicale augurant des suites riches en rebondissements. « It’s darker » et « Bloody soil » ouvrent le bal de façon très volontaire et directe, et sont parmi les titres les plus accrocheurs de l’album. « Charlie has the face of a saint » intègre un peu de mélancolie et de doute. « I could die » et son gimmick de guitare qui rappelle le « Paranoïd » de Black Sabbath ne me passionnent pas. « Lily Yeats » est quelque part entre les deux ambiances. Pas encore pour moi. En revanche, « Admire » fonctionne admirablement. « Harbour » et « Yellow room » renouent avec un feeling plus alternatif / indie ; ça me va. « Ode to none » s’avère plus noisy mais tout aussi bon. « Natural beauty » en revanche, me laisse froid. Et on revient à des tics plus nerveux avec le « Christian boys » final, qui nous permet de quitter le territoire des New Pagans un sourire aux lèvres. Trouver un album où tous les titres sont bons est exceptionnel ; on se situe donc « juste » ici dans le très bon, mais c’est déjà un bel exploit pour un premier album !

Facebook

Instagram

Paroles de l’album

Related Posts

  • 10000
    Très franchement, je pensais voir Palehound revenir plus tôt, en 2018 même, avec un troisième album en forme de consécration de son écriture indie pop rock sous le bras. Il faut dire que « A place I’ll always go » affichait une petite demi-heure au compteur. Mais non, Ellen Kempner a tout…
    Tags: plus, pop, album, indie, indépendante, rock
  • 10000
    Il y a quelques années, j’avais jeté une oreille distraite sur « Floral green », le deuxième album de Title Fight, un groupe emo / punk de Kingston (pas en Jamaïque, en Pennsylvanie). Je n’en garde pas un souvenir impérissable. D’ailleurs, vous n’en trouverez pas trace ici. Glitterer est en fait l’émanation…
    Tags: album, titres, pop, the, l'album, indie, on, alternatif, rock, ne
  • 10000
    En France, on a la chanson à texte, à New York, il y a The Hold Steady. Derrière cette affirmation un peu osée, il y a une vérité et aussi la raison de la porosité très très relative des médias et du public français à ce groupe qui pourtant est…
    Tags: on, plus, the, ne, pop, rock, amour, fort, durable, homme
  • 10000
    Je n’ai pas suivi Yung depuis ses débuts. Je n’attendais pas fébrilement ce deuxième album. Je n’ai même jamais lu une ligne sur le groupe avant de voir son disque débouler dans l’agendas des sorties pour le 22 janvier. Tout au plus j’ai lu qu’il s’agissait d’un groupe danois qui…
    Tags: on, se, rock, pop, indie, album, indépendant, post, indépendante, amour
  • 10000
    Avec son indie pop mâtinée de powerpop punk, on a du mal à situer Loss Leader. Un peu de Favez, pas mal de Logh, mais aussi de rock à l'américaine. Alors de là à deviner que c'est de Madrid que nous vient le quatuor... Enfin, bref, outre ces considérations géographiques,…
    Tags: ne, on, toujours, rock, pop, indie, titres, indépendante, amour, fort

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.