THE CORAL : Distance inbetween

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Je l’avoue, même si je suis la formation britannique depuis ses débuts et l’ai vu évoluer en terme de personnel ces dernières années, je m’étais fait une raison concernant son style musical immuable (ou si peu) depuis quelques années. La folie des débuts est passée, ayant laissé la place à une pop psyché fantasmagorique et aérienne. Un style parfaitement reconnaissable qui finit par sonner un peu rengaine mais qui possède encore suffisamment d’atouts pour qu’on s’y laisse prendre une fois de temps en temps, sous le coup de la nostalgie ou du talent de composition résiduel. Enfin, ça, c’était ce que je pensais avant de lancer la lecture de ce huitième album. « Connector » montre un tout autre visage du groupe. Plus rock, parfois à la limite du stoner soft, ce titre d’ouverture se montre assez redoutable et aurait bien pu se retrouver propulsé single. « White bird » débute de façon plus poppy, mais contient un riff plus classic rock qui me rappelle l’album de Rob « Don’t kill ». Arrive ensuite le single « Chasing the tail of a dream », qui se nourrit du même bois rock 70’s. Là on se dit que ces nouveaux habits vont assez bien au groupe. « Distance inbetween » renoue avec la ballade pop folk rétro, et on est repartis dans le rock avec « Million eyes ». Vous l’aurez compris, ce disque fait la part belles au rock voir au hard rock 70’s, et il n’y a pas vraiment de raison de s’en plaindre, car ça donne un second souffle au groupe, qui ne renie pas pour autant sa douceur pop et son identité. The Coral a muté intelligemment et on l’encourage à persévérer dans cette voie si c’est pour nous gratifier d’objets aussi réussis que ce « Distance inbetween » !

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The Coral : Miss fortune

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