
Quand vous naviguez sur ce site, il peut bien sûr vous arriver de le remarquer, mais j’aime vraiment les ambiances musicales différentes, et le fait de passer d’un metal extrême vénère à une pop folk douce comme celle de Matilda Mann ne me dérange pas, bien au contraire. C’est une évidence : je ne suis pas tout seul dans ma tête. Matilda elle, n’est plus toute seule dans sa vie ; c’est là l’un des sujets centraux de ce disque, qui met donc à l’honneur les rencontres et la façon dont elles peuvent nous tomber dessus sans qu’on s’y attende, sans qu’on en attende grand-chose et qui pourtant paraissent tellement évidentes qu’on se demande si tout ça n’était pas écrit, là, quelque part. Ok, je pourrais bien partager ce point de vue. Ce deuxième album de la londonienne va donc dans le sens d’un apaisement et d’une acceptation ; on ne parle pas que de belles choses ici, mais on est persuadé que même les moches nous arrivent pour nous guider. Musicalement, par contre, c’est très lumineux. Matilda revendique des influences plus soul pour ce deuxième opus, et effectivement on les perçoit au travers de certaines intonations, ambiances et intonations. Bien sûr, la base de sa musique reste pop folk, mais plane ici un feeling assez seventies. Et il est le bienvenu, car il éloigne « Kismet » d’une œuvre mainstream. Pas de beaucoup, puisque tout ici est franchement plus qu’écoutable facilement, mais juste assez pour que je n’ai pas l’impression d’avoir allumé la radio et de me taper de la pop teenager écrite au kilomètre. Non, on a autre chose ici, de plus personnel et écrit, mais avec l’insouciance et la bonne humeur d’une femme qui vient tout juste de passer le cap. Ce n’est pas un album que je voudrais absolument posséder, que j’écouterai tous les quatre matins, mais sa compagnie est plus que plaisante, son écoute a quelque chose d’apaisant (la voix douce et ingénue de Matilda y est pour beaucoup) et je ne me plaindrais jamais d’y être confronté à nouveau.
https://www.instagram.com/matildathemann
https://www.facebook.com/matildathemann






