RITUAL HOWLS : Into the water

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Vous le voyez ce gouffre au beau milieu d’une étendue d’eau déjà bien inquiétante sur la pochette du troisième album du trio de Detroit ? Et bien si vous vous y penchez un peu, vous apercevrez peut-être la première critique que j’en ai faite. Non, ce n’est pas un effet de style, j’ai vraiment écrit un premier jet, qui a disparu des écrans d’un coup. Bizarre non ? De là à croire que cette messe noire musicale en est à l’origine, il y a un pas que je ne ferai pas, mais c’est quand même troublant. Bref. J’avais déjà parlé du précédent disque de Ritual Howls, « Turkish leather » ici. J’en avais plutôt dit du bien d’ailleurs. Et je m’apprête à faire de même ici pour « Into the water ». Le groupe reprend les choses là où il les avait laissées, proposant toujours ce mélange entre post punk, cold wave et rock gothique. Oui, ça sonne plan-plan. Mais on trouve aussi ici pas mal de sonorités très électro, une production et des effets modernes, qui se chargent de faire entrer un genre plutôt rétro dans notre époque. Lancinant, abyssal et parfois malsain, l’art des américains se traduit par un disque assez bon, mais tout aussi monolithique, à réserver aux amateurs du genre, et de rock (très) sombre en général.

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Ritual Howls : Going upstate

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