IF THESE TREES COULD TALK : The bones of a dying world

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Dans la famille « post rock musclé et riche en pathos», je demande If These Trees Could Talk. Un peu comme God Is An Astronaut, le groupe est mené par deux frères et privilégie l’émotion à la technique. La ressemblance s’arrête là. Car là où le second cité se perd volontiers dans des digressions ambiant, des pérégrinations psyché, ici on reste dans un style plus viscéral, et peut-être plus proche de ce qu’on peut attendre du genre lorsqu’on est issu des milieux plus typiquement rock ou metal. Attention, je n’ai pas dit que ce troisième album était basique ou manquait de moments forts. C’est juste qu’il ne joue pas avec les mêmes codes. Les guitares metal sont une composante principale du son des cinq d’Akron, Ohio, ce qui rapproche grandement le groupe des formations de post hardcore ou de post metal (on pensera parfois à Tool). Toutefois, c’est toujours la mélancolie et le désespoir qui sont préférés à l’agression pure et simple. Il faut dire qu’avec un titre comme celui-ci, la confusion est possible. D’ailleurs, hormis la non-utilisation du chant, on retrouve l’alternance de passages calmes et d’explosions de décibels, de sombre délicatesse et de puissance débridée. Le tout est ficelé avec un certain savoir-faire (merci Alan Douches) et s’avère plutôt sans surprise mais plaisant. Ce disque ne fera peut-être pas date dans le milieu post rock, mais reste assez solide et exempt d’erreurs stratégiques pour que les fans du genre s’attellent à son écoute sans tarder.

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