CODE ORANGE : Underneath

Quatrième album pour Code Orange, et le deuxième chez Roadrunner. Par où commencer ? Par dire qu’il existe une palanquée de groupes de metalcore, mais pas un autre comme Code Orange, non ? Ceci dit, passons aux mises en garde. « Underneath » est un sacré bordel. C’est un album sur la dualité, et musicalement, il est complètement bipolaire aussi ; on passe d’un deathcore épileptique et malsain (le groupe compare lui-même l’album avec un film d’horreur) à un (neo) metal alternatif au chant clair. Les deux types de morceaux sont assez bien foutus, même si je préfère les plus bourrins. Et les deux fourmillent de détails dont on ne connaît pas vraiment l’origine mais qui interrogent et font immanquablement tiquer l’auditeur. Honnêtement, il va vous falloir plus d’une écoute attentive pour venir à bout d’un tel objet. J’en suis à la troisième et je n’ai pas encore le sentiment d’en avoir fait le tour. « Underneath » est sans nul doute ce qu’on peut qualifier d’album ambitieux. Parce que c’est un album concept, certes, que chaque titre s’imbrique dans un tout plus cohérent qu’on ne saurait le soupçonner au départ, que pour arriver à concevoir des titres aussi dingues il faut avoir vraiment confiance en sa vision, et que pour avoir une telle vision, il faut être visionnaire. Est-ce que ça signifie pour autant que la démarche du groupe sera comprise et partagée ? Bah, l’un ou l’autre, c’est possible, les deux un peu moins probable. Et c’est bien dommage, parce que ce disque est une tuerie à bien des égards !

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