
Je suis Citizen depuis 2015 ; ça fait quand même plus de 10 ans. Dernièrement, j’ai vu glisser le groupe vers une forme plus pop / indie. Alors que moi, j’aimais bien leur forme emo / rock alternatif de milieu de carrière (à l’époque). Mais je me suis attaché au groupe, alors j’y reviens toujours. “Halcyon blues” est le sixième album du groupe. Et le groupe a formulé la volonté de se retrouver. Mais ça ne veut pas dire juste retrouver le lui des débuts, mais tous ses lui, celui de chaque époque, en même temps. Ambitieux souhaits quand même. Sauf qu’à l’écoute des onze titres de la galette, ça semble vraiment respecté. On y trouve de la pop, de l’emo, du post hardcore, du rock alternatif… et pourtant, on a pas non plus l’impression de se trouver en plein capharnaum musical. Alors ce serait ça, l’album de la maturité ? Et bien ça y ressemble vraiment. Même dans ses textes et au travers de ses interviews, Mat Kerekes le dit ; ce n’est pas que la vie est plus belle, ce n’est pas non plus qu’il s’est fait une raison, mais il devient plus sage et plus apte à accepter tout ça et continuer à avancer de manière plus sereine qu’avant. Alors oui, ça sonne moins sombre qu’avant, c’est un fait. Mais les qualits mélodiques et l’intensité sont toujours présentes, juste elles ne servent plus le même dessein. On a un peu l’impression de voyager dans notre propre vie ici, celle en tout cas qu’on a partagée avec le groupe pendant que lui et nous grandissions. “Smooth talker”, “Highs and lows”, “Good fortune”… et une bonne partie des autres font largement le taf et amènent du plaisir dans leur sillage. L’album est comme un vieil ami qu’on aime retrouver. Il n’éveille pas l’excitation de la nouveauté, n’en a pas vraiment la saveur, mais a quelque chose de vraiment familier et attachant, et Citizen, finalement, y gagne quand même. Et nous avec !






