
Tiens, je vais commencer par corriger une erreur de ma dernière chronique de Brown Horse, postée il y a deux ans à l’occasion de la sortie de leur premier album (oui, ils sont rapides les bougres, j’en ai raté un l’an dernier). Oui, le groupe est bien six sur scène, mais seuls 4 membres en constituent la base. Sur ce quatrième album, le groupe se fait plus rock et plus sombre ; parfait, c’est tout ce que j’aime ! “Sorrow reigns” attaque avec un gros feeling grungy et orageux, autant dans la musique que dans le timbre de Patrick Turner, et c’est une magnifique entrée en matière. “Twisters” se fait un peu plus country rock, on y sent le grand air d’outre-Atlantique. « Comeback loading » et « Hares » suivent le même chemin, en un peu plus mélancoliques et tranquilles. « Heart of the country » verse encore un peu plus de spleen dans le mélange, et c’est pour moi le deuxième temps fort du disque. On arrive ensuite à la chanson-titre, plus nineties et grungy malgré toujours cet accent nostalgique. « Wreck » lui fait suite et on a là le troisième titre fort, plein de tension et d’émotion. « Oblivion » remet un peu de couleur tandis que « Heavy » montre effectivement un ciel plus couvert et lourd. Enfin, « Watching something burn up » est une conclusion superbe et maussade à la fois. On remarquera que sur ce disque seule la voix de Patrick (ou presque) peut être entendue ; probablement est-ce lui qui a écrit les titres. Ceux-ci traitent de paysages à perte de vue, de relations perdues, de choses sans importance vues par des yeux qui leur en accordent, qui y voient une signification nouvelle. « Total dive » est un disque touchant, qui explore un quotidien à la fois proche et lointain de notre perception, et évoque des paysages grand comme aux states mais gris comme au Royaume Uni.
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