STRUNG LIKE A HORSE : Whoa !

Quand Strung Like A Horse sort son premier album en octobre 2020, il sait déjà qu’il va bien se vendre. Pourquoi ? Parce que le groupe s’est formé pas moins de 10 ans plus tôt, et qu’il a déjà fait voyager sa musique à travers tout le pays. Et son pays, c’est les États-Unis. Autant dire que là-bas, arpenter les scènes avec un mix entre folk punk, americana et folk sous le bras doit représenter un certain investissement en temps. Qui va donc s’avérer (enfin) payant avec ce premier album que je découvre sur le tard. Pour tout dire, j’ai du vérifié que c’était bien le premier, et que je n’avais pas déjà parlé du groupe ici. Parce que son nom me disait quelque chose. J’avais du tomber sur une de leurs performances live dans une playlist americana. Sûr que ça valait le coup. « Whoa ! » c’est peut-être la réaction suscitée par cet opus. Pour eux, de soulagement, type « enfin ! ». Pour nous, de contentement, type « tout ça? ». Parce que si la musique des gars reste assez simple, elle est également multiple. De la superbe ballade « Fuck what they think » en passant par la country folk « Pelahatchie nights », le folk rock alternatif « Gold in their souls », la bluegrass « Lookin’ for love »… Strung Like A Horse a de quoi tenir un moment sans lasser son auditoire, en jonglant avec ses différentes influences. Ce qui n’aboutit pas pour autant à un tout décousu ou trop hétérogène. Même si j’ai tendance à le trouver meilleur lorsqu’il pose les armes et se la joue plus conteur qu’harangueur. Mais c’est une question de goûts, et vous n’aurez peut-être pas le même ressenti. En tout cas, il serait dommage, si vous êtes sensibles à l’un des styles cités ici, de passer à côté de cette première œuvre d’une formation qui a pris son temps pour faire les choses le mieux possible ; c’est tellement rare !

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