TWICE A MAN : Presence

TAM

Comme souvent, je n’ai jamais entendu parler de ce groupe suédois pourtant pas né de la dernière pluie, puisqu’il existe depuis… 1978 ! C’est donc à l’occasion de ce, quoi, dix-septième ou dix-huitième album (je m’y perds un peu, dans leur discographie bien fournie, aux joyeux drilles..) que je touche du doigt ce qui doit être un groupe culte pour bon nombre de fans d’electro à tendance sombre. Vous les décrire précisément ? Il y a ici un bon côté cold synth pop, mais aussi des sonorités electro-dark old school. Un peu comme si le Skinny Puppy de « Worlock » rencontrait le Front 242 de « Crapage », le tout avec une voix définitivement plus pop. Alors oui, ça peut, comme ça, avoir l’air un peu vieillot, et je ne vous cache pas que, même si Twice A Man n’hésite pas à piocher dans les sonorités plus actuelles quelques éléments, on sent qu’il ne s’agit pas d’un combo de teenagers. Mais ceci dit, il faut bien mettre en évidence une chose ; « Presence » est un excellent disque. Ses titres font mouche tout en se payant le culot d’être assez originaux d’un point de vue mélodique, et on a du mal à croire que ses auteurs sont des piliers de la scène depuis si longtemps. Certes on sent bien le savoir faire, mais il est accompagné d’une certaine fraîcheur de proposition, et cette voix qu’on croirait sortie du gosier d’un trentenaire ! N’y voyez pas de critique, bien au contraire ; Twice A Man a su ici composer un disque riche et frais, des titres forts aux mélodies diaboliques, une œuvre qui donne forcément envie de découvrir les autres disques du groupe. Je suis assez bluffé, et s’il n’y avait pas quelques moments un peu moins prenants, « Presence » tutoierait le sublime.

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