THE K : Amputate corporate art

5 ans d’attente entre deux albums pour un groupe bien énervé, c’est long. Et on pourrait raisonnablement se demander si les liégeois de The K. ont craqué le slip. Un indice nous est donné sur la pochette. Ah, mais ils ont des excuses ; c’est que leurs membres aiment bouffer à plusieurs râteliers, les coquinous. Projets solo, projets parallèles, ça a fusé dans tous les sens depuis 2015. Alors forcément, certains membres ont changé, aussi. The K. est un conglomérat de créatifs et de furieux, s’inspirant largement du grunge le moins radiophonique, du noise rock, du rock punk / hardcore et du rock alternatif pour en tirer des titres brutaux et tranchants. Dès le joli pied de nez à la situation actuelle « The future is bright », on est assailli par les décibels et l’attitude rebelle du groupe. On est même étonné d’accueillir un titre aussi calme (et beau) que « Everything hurts » en milieu de parcours. Mais ce sera bien la seule accalmie ; si on appuie parfois sur le frein quelques secondes, ça ne dure jamais bien longtemps, et l’ensemble de « Amputate corporate art » est bien là pour écorcher la bien-pensance, la bienséance… et les tympans. Impossible de ne pas détecter l’influence prépondérante de la scène américaine des nineties chez ces belges. Mais on ne peut pas confondre ce troisième opus des belges avec un disque « d’époque », car si les influences sont là, la manière de les confronter et le son bouillonnant et chaud sonnent bien actuels. Ça tabasse tellement sur disque qu’on aurait presque peur de les affronter en live. Belle claque.

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