THE BUILDERS AND THE BUTCHERS : No tomorrow

Si “Golden and green” est toujours présent dans ma playlist de titres likés (et que je la retrouve avec bonheur à chaque fois que la lecture aléatoire me l’offre) ça fait quand même un bon moment que je n’ai pas croisé la route de The Builders And The Butchers. Et il se peut que depuis, l’americana sombre et fiévreuse des américains ait bien changé. C’est d’ailleurs le ressenti que j’ai dès le premier titre “World’s on fire”, qui s’avère bien moins brûlant que ce à quoi j’aspirais. Bien sûr, on retrouve ici le souffle épique apporté par la musique teintée de rock du groupe et la voix si particulière de son leader Ryan Sollee, mais quand même, les aspects les plus gothiques ont doucement été gommés, transformés pour passer sans qu’on y fasse attention au sein du folk rock americana du sextet de Portland. Le message porté par le disque n’est pas si alarmiste que ça ; le combo cherche à montrer que même avec des perspectives d’avenir si sombre, avec de la solidarité et un peu de foi, en soi et en les autres, on peut arriver à s’en sortir et tirer des enseignements de tout ça. Bon, ok, mais moi ce que je suis venu chercher c’est pas une leçon mais un frisson, et même plusieurs si possible ! Alors, il est où ? Sur “One winged bird”, il est bien là. Sur “Bad blood”, on en est pas loin. Sur quelques autres passages, on a un léger souffle. Mais dans l’ensemble, “No tomorrow” s’avère un peu plus chiche en moments forts que je ne le voudrais. Certes, on est pas dépaysés si on a aimé un jour le groupe, puisque ce disque se situe en droite lignée de tout ce qu’il a précédemment produit (même des années après, on reconnaît sa patte sans mal), mais la lumière est ici plus franche, et ce n’est pas vraiment l’exposition qui me va le mieux au teint.

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Paroles de l’album

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