ME AND THAT MAN : Songs of love and death

En lançant l’écoute de ce premier album de Me And That Man, je ne savais pas à qui appartenait le domaine dans lequel je pénétrais. Mais dès les premières secondes de « My church is black », j’ai compris sur quelles plates-bandes le groupe marchait lui-même ; Johnny Cash, Nick Cave, et toute la clique gothic americana (Murder By Death, Slim Cessna, King Dude, The Builders And The Butchers, Munly, les Sons Of Perdition…). Et ma foi, c’est loin d’être désagréable. Mais quand je découvre celui qui orchestre cette messe noire dark country, mon intérêt est décuplé. Car Me And That Man est le nouveau projet de Nergal de Behemoth. Pour mener celui-ci à bien, il s’est allié avec John Porter, un auteur / compositeur anglo-polonais. Ensemble ils réalisent un album certes très influencé, et peut-être trop classique dans sa forme, mais aussi extrêmement réussi. Sans surprise donc, on y trouve un chant grave, des textes sombres, et un rock simple empruntant à la country et au folk. Concrètement, faire cohabiter deux personnalités fortes est toujours un peu complexe, mais ici, les deux musiciens ont semble-t-il trouvé un équilibre, un compromis. Certains titres sont composés en solo, d’autres en duo, et on ne voit pas la différence, tout coule de source. La grande expérience de John Porter, qui sort des albums rock depuis des lustres, n’y est certainement pas étrangère, même si celle d’Adam Darski n’est pas en reste, bien que se situant dans un genre diamétralement opposé. Le résultat est donc très convainquant, ce qui est plutôt exceptionnel pour des « nouveaux venus » dans le genre. Décidément, il est surprenant ce Nergal !

Site officiel

Me And That Man : My church is black

Me And That Man : Cross my heart and hope to die

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