SEPTICFLESH : Modern primitive

Je ne vais pas me répéter, mais Septicflesh est plus qu’un passage obligé à chaque nouvel album. Je voue presque un culte aux grecs, qui parviennent toujours à amener un peu plus loin leur style, à y ajouter un élément qui change un peu la formule. Ou du moins, à essayer de le faire. Comment ? « Modern primitive » serait-il un faux pas ? Étudions la situation avant de nous prononcer. Ici, les changements sont subtils ; si le groupe n’a pas quitté son dark metal symphonique, si celui-ci est toujours habité par un fort potentiel cinématographique, ici il semble avoir fait la paix avec ses racines. En effet, « Modern primitive » inclut pas mal d’éléments qu’on peut identifier comme étant issus du folklore musical grec. C’est le petit plus. C’est parfois suffisant, mais à d’autres moments, je passe à côté ; sur « Hierophant », par exemple, la présence du chant clair et des habituelles tournures symphoniques sonnent un peu trop « déjà-vu ». « Self eater » a beau jouer à peu près sur le même tableau, il fonctionne bien mieux par exemple. En avançant dans le disque, je me rends compte que ce qui a été bien pensé à une époque n’a plus la même saveur aujourd’hui ; en fait, le chant clair a tendance à me rebuter. Et oui, le groupe est toujours aussi talentueux pour composer des parties orchestrales grandioses, relayées de façon brillante par l’Orchestre Philharmonique de Prague, une fois de plus. Mais ici, les riffs sont plus directs, plus brutaux peut-être, moins tortueux, et j’ai l’impression que l’osmose entre les différents éléments est moins évidente. Le résultat, c’est que même si je reconnais que cet album ne peut être considéré comme mauvais, je ne vois pas l’intérêt d’y succomber, parce que je trouve ses mélodies bien moins marquantes, riches et dramatiques que dans le passé. Et croyez-moi, ça m’arrache le cœur de le dire.

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Paroles de l’album

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