RAILCARD : Railcard

Faisant suite à une série d’ep, ce premier album du groupe britannique Railcard revisite la pop sixties / seventies avec fraîcheur et amour. Concrètement, c’est le genre de disque qui vous plonge dans une nostalgie et un bien-être immédiats. Et oui, c’est le mec qui vient de chronique l’album d’une formation de black metal qui vous le dit. Quoi, on a pas le droit de ne pas être seul dans sa tête ici ? Bref. Dans la grande tradition pop, les 10 titres de ce premier album sont courts et ne cherchent aucunement à révolutionner le genre. Oui, mais des éléments folk et psychédéliques viennent ajouter un peu de sel (ou de LSD) à l’ensemble. Et l’album en question a beau être affilié à la même mère nourricière, cela ne l’empêche pas d’accueillir des titres plutôt différents les uns des autres. Mais ce ne serait pas respecter Railcard que ne pas relayer ce qui fait l’essence du projet. Tous convoqués à l’occasion de la réalisation de la compilation indie pop « Sensitive », les musiciens Rachel Love (Dolly Mixture), Peter Momtchiloff (Heavenly) et Ian Button (Papernut Cambridge) discutent, et réalisent qu’ils ont pas mal de points communs, notament celui d’être nés à quelques semaines d’intervalle en 1962. Ceci donnera naissance à l’une des meilleurs chansons du disque. Ils décident de se réunir et travailler sur des titres et un style qui leur tient à coeur. Chacun de leurs expériences personnelles venant nourrir le pot commun, il est donc logique qu’on obtienne un melting pot aussi riche et varié. Ce qui contribue aussi à conner à ce premier album des allures de compilation nuggets, c’est le fait qu’il soit la contraction de leurs deux précédents ep, d’inédits et d’une reprise. Il ne faut donc pas chercher l’unité ici. Et pas forcément le message non plus : c’est le plaisir et l’évocation de souvenirs et d’expériences de vie qui nourrissent les textes. Ce qui n’altère en rien les bonnes vibes ressenties à l’écoute de « Narcisus », « Disco loadout », « Born in 62 » ou « Day dream » par exemple. Tout le monde ne sera pas touché par les mêmes titres, et/ou peut-être pas dans les mêmes circonstances. Mais on ne peut nier que Railcard a prouvé ici que de simples coïncidences peuvent faire naître de belles rencontres.

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