
depuis ses débuts, Poison Ruin s’est démarqué des autres formations punk de sa génération par bien des points ; son imagerie et ambiance médiévale, son côté assez minimaliste et old school dans le son, son anarchisme assumé. Mais le groupe a été assez malin pour se laisser une marge de progression d’album en album, assumant de plus en plus chaque particularité, creusant un peu plus chaque spécificité. Et c’est exactement ce qu’il fait sur ce Xe album. Comme d’habitude, tout commence par une intro bien sentie qui nous met dans le bain. “Lily of the valley” arrive et a tout d’un très bon titre du groupe ; direct, rock n’ roll, old school, mélodique et marqué du sceau Poison Ruin, ce sera à coup sûr un temps fort en concert. La chanson-titre nous remet un coup d’ambiance avant de lancer un rythme limite heavy metal (remember le permier Iron Maiden ?) qui se mue ensuite en quelque chose qui ressemble plus à du psychobilly (façon Quakes). Ok, c’est sympa aussi. “Eidolon” sort aussi un riff et un gimmick qui restent en tête, même si le titre s’avère un peu moins bon à mon sens. “Howls from the citadel” surprend avec non pas seulement une intro médiévale mais aussi un chant clair très mélodique et une mélodie assez lumineuse et pas du tout punk. “Pilgrimage” revient à des sentiments plus belliqueux, et j’avoue que je préfère le projet sous cette forme. “Guts” suit le même chemin. Un gros travail a été fait sur les rythmes, quiguident vraiment les titres. C’est bien, mais je trouve que parfois c’est un peu au détriment des mélodies, qui me paraissent un peu plus passe-partout, et c’est dommage. Ce qui ne signifie pas que ce disque soit globalement décevant. Il y a plein de bons titres ici, et Poison Ruin a été assez malin d’ailleurs pour placer en fin de course une excellente “The standoff”. L’évolution est là, le style est plus travaillé et on pourra mettre plus de temps à s’adapter à cette nouvelle mouture, mais le fait que le combo parvienne à se transformer est plutôt bon signe pour moi.






