BOLA : D.E.G.

Voilà bien un retour auquel je ne m’attendais pas. Darrell Fitton alias Bola avait fait son trou dans les années 2000 en territoire electronica / electro ambiant avec des albums très sympathiques, et pas encore désagréables à la réécoute («Fyuti » et « Krougrine » font encore des allers-retours sur la platine à la maison). Et puis après 2007, pfiou, plus rien. Bon, le manque ayant été comblé par d’autres, j’avais tôt fait d’oublier de m’enquérir des nouveaux projets du bonhomme. Mais voir ce « D.E.G. » dans le planning des sorties electro m’a quand même fait plaisir, et c’est avec un relatif empressement que je m’attaque à son écoute. D’entrée de jeu, ce qui me frappe est le côté plus mélodique et ambiant que sur les précédentes œuvres du bonhomme. Alors, Bola a-t-il perdu son âme ? Non, plutôt changé d’optique. « D.E.G. » ne manque pas de surprises. On sera épaté de la présence d’une voix féminine sur « Evensong ». L’enchaînement avec le plus classique pour Bola « Landor 50X2 » choque presque du coup. Mais une fois le titre terminé, on replonge dans la douceur cotonneuse de la trilogie « Pelomen vapour ». Par la suite, on fait connaissance avec ce qu’on suppose être la voix vocodée de Darrell au sein du sympathique « Kappafects », pour terminer tout en douceur avec un « Maghellen » plus downtempo / ambient. Bilan plus que positif pour ce retour que l’on espérait plus mais qui met en lumière le talent du mancunien et prouve qu’on en a pas fini avec lui. Tant mieux !

Site officiel

Related Posts

  • 10000
    Le discret duo écossais remet le couvert pour un troisième album excellent. Un son moelleux et presque psychédélique pour un rêve éveillé tout en douceur, voilà ce qu'évoque « Geogaddi », dont le titre mystérieux sied parfaitement à une musique hors du temps et de l'espace. Inutile de chercher à extraire un…
  • 10000
    Monokle, c'est un jeune homme russe dont la musique se situe quelque part entre une electro ambiant froide et quelque chose de beaucoup plus dansant et anodin. Enfin, bien entendu, anodin est un vilain mot, et n'est pas forcément adapté. Car «Rings », deuxième opus du monsieur, n'est pas un album-kleenex.…
  • 10000
    Je vous ai déjà présenté le travail de Michal Jacaszek dans ces pages. L’homme évolue d’habitude dans un style qui lui est très personnel, une rencontre entre post rock, neo classique et electro ambiant, tout en finesse et en retenue, d’une beauté et d’une classe folles. Ce « Kwiaty », dixième opus…
  • 10000
    Loscil, alias Scott Morgan, n'est pas vraiment un nouveau venu sur la scène electro. Il développe depuis plus de 16 ans un univers electro ambiant détaillé, riche et sombre. Alors forcément, au bout d'un moment, et surtout vu le style pratiqué, la conceptualisation est un passage presque obligé. Ce onzième…
  • 10000
    Le disque précédent de Volker Bertelmann m’avait tout bonnement soufflé. Je m’étais laissé embarquer sans mal dans le mélange subtil et savant de néo-classique, d’ambiant et d’electronica développé par l’artiste allemand. Entièrement instrumentale mais pleine de relief, elle regorgeait autant de noirceur que d’espoir, de poésie que de désenchantement. Je…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *