M83 : DSVII

On ne va pas se voiler la face, nous sommes nombreux à avoir été pour le moins désarçonnés par le très, trop pop « Junk » de 2016. Oh, bien sûr, on aurait pu le voir venir dès « Hurry up we’re dreaming » qui délaissait déjà un peu l’electro pop acidulée pour quelque chose de plus accrocheur. Mais on avait choisi de l’occulter, et puis c’était quand même vachement bien foutu, alors bon, quoi, pfff. De la pop, on en veut bien, mais noyautée par la musique électronique, par l’ambiant, par des sonorités mélancoliques et des soleils couchants. Bon, là je pourrais vous la faire à l’envers en affirmant que Anthony Gonzalez est revenu pour de bon à un style plus proche de ses débuts, qu’il en a fini avec les chansons trop radiophoniques et qu’il va se concentrer sur la musique qu’un vieux con comme moi a envie d’entendre. Mais en fait j’en sais rien. Car « DSVII » n’a rien d’un chiffre romain ou d’une formule ésotérique (ou si peu) ; il s’agit en fait de « Digital Shades vol. II », soit la suite d’un disque récréatif de 2007. Alors que l’electro ambiant cinématographique fasse encore partie de l’ADN du français exilé au Etats-Unis, on ne peut que s’en réjouir, mais pour la suite, on verra. Concentrons-nous sur ce nouvel opus, donc. Nous avons là 15 titres totalement instrumentaux qui constituent un tout très typé musique de film, que celui-ci soit connoté SF, fantastique ou plus classique. Ne vous attendez donc pas à retrouver le souffle du M83 d’antan, on y est pas encore. En revanche, les amateurs du premier projet susnommé, de musiques de jeu vidéo ou de choses comme Zombi ou Goblin pourraient bien succomber à ce disque finalement assez hétérogène, qui montre s’il en était besoin toute la richesse intérieure du bonhomme et l’étendue de ses capacités. Bon, ceci dit, pour le prochain, on aimerait bien tout entendre aussi ; le meilleur du passé et du futur ?

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