THE HAUNTED YOUTH : Boys Cry Too

The Haunted Youth est un projet belge leadé par Joachim Liebens dont « Boys cry too » est le deuxième album. N’ayant pas eu l’occasion de découvrir le premier malgré sa très bonne presse (que je ne découvre que maintenant, donc), je me contenterai d’étudier celui-ci. Le projet est un joli mélange de plusieurs genres : shoegaze, indie rock, rock alternatif, emo, post punk… on y perçoit de la tension, du mal-être, de la colère, de l’incompréhension, de la recherche d’identité et de vérité. Et ce qui est bien avec la recherche de vérité, c’est que ça peut durer longtemps, puisque la vérité est ailleurs. On aura donc probablement l’occasion de revenir aux sonorités sombres et aux textes anxieux du groupe, ainsi qu’à ses fréquents changements d’humeur. S’en délecter parfois même, parce qu’une fois « In my head » débuté, il est difficile de s’en détacher. Il a tout ce titre ; un début bien mélancolique, une montée en puissance progressive, un refrain simple mais touchant, une fin déchirante. Difficile à croire, mais on ne voit pas passer ses huit minutes. « Castlevania » est bin plus emo / shoegaze et me convainc moins. Mais « Deathwish » et son riff immédiat m’éveillent de ma torpeur sans mal. « Emo song » porte assez bien son nom mais s’avère tout de même tout à fait plaisante avec sa tension retenue. « Wake up » est le titre le plus tranquille du lot mais pas le moins intéressant. « Hurt » qui lui fait suite se positionne dans la même catégorie mais en plus shoegaze et moins flamboyant. « Murder me » se nourrit plus de rock indé nineties. Tout instrumental qu’il soit, « Falling to pieces » est peut-être le titre qui m’a le plus touché du disque ; on y ressent vraiment le thème, cette tristesse qui se déploie lentement sur les plus de sept minutes de ce morceau complètement post rock. Difficile après ça de se remettre dans une « I hear voices » qui commence un peu comme une pop song et finit en shoegaze ambiant. On retrouve ce riffing presque pop punk dans « Forget me » et ça reste destabilisant ; on a du mal à croire qu’il s’agit du même groupe du début à la fin du disque. Enfin, « Ghost girl » replonge dans une emo / shoegaze acoustique pas dingue. Vous l’aurez compris, ce disque, même si le groupe affirme l’avoir voulu plus méchant, plus rentre-dedans, est une palette assez vaste dont chaque titre porte une part de fragilité. Et il sera difficile d’y accrocher en totalité. Mais on y trouvera forcément quelque chose qui nous parle, et qui nous parle fort.

H 7 post punk rock indé alternatif 2026 belgique

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