DRENGE : Strange creatures

En 2015, « Undertow » avait été une séance de rattrapage plutôt très agréable pour moi qui avais raté le premier opus de Drenge. Trois ans plus tard, j’avais hâte de découvrir la suite des aventures des anglais. Et une fois lancé, je dois reconnaître que ce nouvel album fait largement le taf.

On commence par « Bonfire of the city boys » et son rythme binaire, qui ne suffisent pas à masquer bien longtemps le tempérament de feu de Drenge, qui lâche vraiment les chiens ici. Mais « This dance » est le carton qu’il fallait pour vraiment entamer les hostilités. « Autonomy » tente de brouiller les pistes avec un départ plus electro, mais bifurque vite vers quelque chose de beaucoup plus classique et rock, à vrai dire un peu trop. « Teenage love » s’avère assez basique également, et ne convainc qu’à moitié. « Strange creatures » et son indie rock teinté d’accents gothiques / post punk sont en revanche du meilleur effet. « Prom night » calme le jeu, amène un spleen (et un saxo) inattendus, et on ne peut pas s’empêcher de trouver ça cool. Rebelote ou presque avec « No rebel road », ballade plutôt sombre, dont on attendra, en vain, qu’elle finisse par muter en quelque chose de plus explosif, mais qu’on aime bien quand même. « Never see the signs » s’avère plus direct, même si une mélodie assez eighties vient s’y greffer, et que la voix se fait plus pop. « Avalanches » ressort le feeling mélancolique et les sonorités rétro, tout en n’oubliant pas les guitares. Enfin, « When I look into your eyes » et son gimmick vocal malin revisitent le rock de The Coral à la perfection. Le bilan ? Drenge a évolué, s’est diversifié, mais est toujours aussi bon. Cool !

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Paroles de l’album

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