BLANKET APPROVAL : Heartbreak City

Parfois, quand on me sort de mes habitudes musicales, j’ai une petite réaction de rejet et de fuite. Comme un mécanisme de défense qui m’empêche de m’ouvrir à autre chose, pour préserver le peu de santé mentale qu’il me reste. Et à d’autres moments, et bah… ça passe tout seul, et je me surprends comme ce soir à écouter et chronique un disque qui n’entre pas vraiment dans la catégorie des choses que je recherche. Blanket Approval, donc, est un groupe de New-York. “Heartbreak city” est son premier album. Et son style louvoie entre pop, groove et indie rock. Si le groupe a flirté avec les milieux punk, ça ne s’entend pas du tout ici ; les 13 titres de la galettes sont à la fois légères et dansantes. Cependant, ils ne sont pas que ça ; ils abordent en effet des sujets plus profonds et intimes et savent faire preuve de nuances en accueuillant des mélodies plus douces ou mélancoliques, comme le suggère le titre de l’album. Ce qui fait également la richesse du disque, c’est que deux membres du groupe se partagent le micro. Ça n’a l’air de rien comme ça mais ça apporte une diversité certaine aux titres. On ne peut que féliciter Jack Matteucci d’avoir au moins un temps abandonné son boulot de physicien pour se consacrer à la musique, et d’avoir su s’entourer de musiciens partageant son goût pour le mélange des genres. Bien sûr, des influences affichées et assumées, on ne trouvera pas toutes les traces ici. Ok pour les Bee Gees et bien sûr MGMT et Portugal The Man, mais en revanche, pour Iggy Pop et les Queens Of The Stone Age, à part quelques petites excroissances rock ici et là (mais légères alors), on ne trouvera pas grand chose. Est-ce qu’il faut blâmer pour autant Blanket Approval ? Non ; il a quand même le droit d’avoir bon goût ! Moi j’aurais peut-être plus vu un petit Red Hot Chili Peppers (en moins funky), mais soit. En tout cas ces deux parties de la vie du leader du groupe représentent bien sa musique : un mélange de rêve et de rationalité, de la science du groove au côté un peu fantasque de l’ambiance. Oui, “Heartbreak city” coule tout seul, et s’avère assez facile d’écoute. Mais si on a pas peur du coup en traître, on ne s’y ennuie pas pour autant, et on appréciera de se perdre dans ses rues, d’en observer ses protagonistes et d’en suivre les aventures !

Playlist

Instagram

Blanket Approval | Facebook

Paroles de l’album

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *