DISPATCH : America, location 12

Je reçois pas mal de propositions de chroniques par jour. En fait, on m’envoie plus de musique que je ne peux en écouter et en chroniquer dans ces pages. Et c’est vraiment cool. Pourtant, j’avoue qu’il m’arrive souvent de balancer pas mal de liens sans y prêter grande attention. Bon, ça ne m’empêche pas de dormir la nuit, hein, mais je m’en veux quand même un peu. D’autant plus que ce n’est pas toujours par manque de temps. C’est parce que j’adore fouiner. Le fait de me balader régulièrement parmi les nouvelles sorties, de tendre l’oreille pour découvrir autre chose. Dispatch existe depuis 1996 mais je ne suis jamais tombé sur l’une de ses productions. Et pourtant, « Be gone », premier titre de ce sixième album du combo, a tout de la pépite indie rock. Et ça, ça m’interroge. Parce que ça ne correspond pas du tout à ce que nous raconte son wikipedia, ni même son facebook. Sur le premier, on parle d’un jam band qui mélange un peu tout ce qui lui passe sous la main. Sur l’autre, on évoque surtout des grands noms du rock, musclé ou pas. Aucune des deux n’évoque ce que j’entends ici. Alors oui, on entend des influences big rock, mais aussi pas mal de folk rock (à tendance roots) et d’indie pop. C’est bien à la jonction de ces univers que l’on trouve « America, location 12 ». Et c’est un sacré bon album qu’on a ici. Un disque qui coule de source, qui détient le secret du groove, qui se montre brillant en toutes circonstances ou presque, ça ne se trouve pas partout, alors franchement, donnez-lui sa chance, il le mérite amplement. Et si vous avez encore besoin d’être convaincus, jetez une oreille sur « Skin the rabbit », « Rice water » ou « Atticus Cobain » ; ce groupe a du génie.

Paroles de l’album

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