
Produit par Brett Gurewitz de Bad Religion, ce septième album des Californiens de Joyce Manor est le premier à atterrir ici. Vous pourriez légitimement, puisque le style entre punk rock et pop punk du groupe correspond peu ou prou à ce qui peut traîner ici, vous demander pourquoi ce n’est pas déjà le cas. Je n’ai aucune réponse à vous apporter. Vous l’aurez compris, avec ce titre qui regarde ostensiblement en arrière, le combo évoque ses jeunes années, et un bar qu’il fréquentait alors que rien alors de la carrière de Joyce Manor n’était joué. Une occasion comme une autre d’enchaîner neuf titres riches en testostérone et en vitamine, le tout en 20 petites minutes. Et dès « I know where Mark Chen Lives », on est envahis par un sentiment de bien-être qui me rappelle le premier album de Weezer. Avec cette légère pointe de nostalgie qui fait toute la différence avec un autre album de pop punk. Si mes deux chouchous sont le premier titre et « Well, whatever it was », je trouve qu’aucun titre ici n’est à écarter. Joyce Manor est parvenu à bâtir un album cohérent tenant en quelques minutes, se permettant en plus de varier les ambiances. Je pense en particulier à « All my friends are so depressed » qui m’évoque un peu les Smiths. Les structures sont d’ailleurs un peu plus élastiques que pour un disque de pop punk lambda. On ne va pas épiloguer plus : si vous aimez le pop punk ou la powerpop, « I used to go to this bar » est l’arrêt indispensable du moment.






