WHILE SHE SLEEPS : Sleeps society

Les brittons de While She Sleeps triturent et peaufinent leur metalcore moderne et catchy depuis 2006. Alors forcément, au bout d’un moment, les résultats se font sentir. Je n’avais pas assidûment fréquenté le groupe jusqu’ici, je dois bien le reconnaître : quelques singles sur des playlists ici et là, qui n’ont pas forcément porté plus loin que le plaisir immédiat d’un gros titre brutal, classique et efficace, comme beaucoup en produisent. D’ailleurs, c’est le concept de l’artwork qui m’a poussé à m’intéresser plus à ce cinquième album. Mais maintenant que j’y suis, je m’y trouve assez bien. « Enlightenment(?) » introduit de façon très attendue ce nouvel opus. Toutefois, on pourra apprécier le dosage parfait entre brutalité, mélodie, riffing et attitude. Mais ce n’est rien par rapport au rouleau compresseur qu’est « You are all you need », parfait dans son rôle de single dévastateur. La suite rappelle que le combo a intégré plus d’electro, de nu metal et d’influences hip-hop dans sa formule ; ça amène plus de diversité et d’énergie. De la diversité, on en retrouve aussi au travers des thèmes plus personnels abordés dans cet album, ainsi que grâce à la participation de Simon Neil (de Biffy Clyro) ou Deryck Whibley (de Sum 41), qui viennent colorer différemment deux titres. Du coup, on se pose forcément des questions ; « Sleeps society » est-il représentatif de ce que nous proposera While She Sleeps dans le futur, un metalcore plus ouvert sur l’émotion et sur le monde, ou s’agit-il d’une parenthèse dans la carrière du groupe, qui lui permettra de se remettre en question et se recentrer sur ce qu’il veut vraiment faire à l’avenir ? Les deux pistes sont ouvertes, et peuvent aboutir à des propositions intéressantes. Car bien sûr, le groupe est très doué pour façonner des chansons directes à chanter en chœur tout en s’en prenant plein les lattes, mais c’est aussi un style dont on a vite fait le tour… Or ici, avec ces petits morceaux d’« autre chose », c’est une sensation que j’ai moins, et qui assure à « Sleep society » un potentiel de réécoute plus important. J’espère donc que le gang renouvellera l’expérience !

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