
Le projet Thurmin est né de la volonté de Jurre Timmer, déjà derrière I, Forlorn (doom death) et Algos (ambiant expérimental) de retrouver une émotion brute et pure au sein d’une musique instrumentale et folk. « Termina » est donc le quatrième album de Thurnin et propose une sorte de dark folk / neo folk assez proche d’un Ulver des débuts, d’un Tenhi ou d’un Empyrium. Thurnin ne cherche pas à intellectualiser son propos ; le but est uniquement de poser des titres contemplatifs rendant hommage à la nature, évoquant certaines émotions ou juste le temps qui passe. Pourtant, derrière le dernier album du projet et celui-ci, on peut trouver une sorte de fil rouge : une avancée vers un destin funeste et inéluctable. Les 10 titres de cet album bien fourni (plus d’une heure de musique – les titres sont donc assez longs) se fondent facilement les uns dans les autres… Comprenez qu’ils ont certes tendance à se ressembler, mais qu’ils coulent dans le conduit auditif très facilement et agréablement. On trouve des bribes de voix ici et là, mais pas de chant à proprement parler. Et sinon, guitares acoustiques, claviers, cordes et instruments à vent se relaient pour nous faire vivre des instants suspendus, empreints de beauté et de pureté. Ce qui est agréable ici, c’est que le sujet et la pochette ont beau se montrer assez sombres, le contenu musical est vraiment relaxant et pourra plaire autant aux amateurs de neo médiéval ou folk contemplative qu’aux amateurs de dark folk plus classique. Bien sûr, on connaît déjà la mixture, mais ça n’empêche qu’on la déguste avec grand plaisir.






