
La musique, comme la mode, suit des cycles. Depuis un moment, le retour des années 90 n’est plus un mirage. Temple Guard, groupe anglais, est influencé par le hardcore metal des nineties, à la Earth Crisis ou Arkangel…avec une bonne rasade d’influences death metal aussi. Soit un style brutal, massif, sans vraiment de temps mort ou… d’épanchements mélodiques. Si le groupe prend le temps de nous mettre dans l’ambiance avec une assez longue intro (au vu de la durée globale de la galette), le reste est tout de même assez expéditif : huit titres pour 25 minutes, et la messe est dite. Et parler de messe n’est pas anodin ici ; Temple Guard se sert volontiers de l’imagerie et des références religieuses et historiques pour parler métaphoriquement des conflits actuels et des dérives de notre société. On en trouve même une trace musicale (à mon humble avis, ça devrait être généralisé, parce que ça sonne bien) à la fin de “Inquisition’s wrath”. Car oui, Temple Guard est un groupe engagé (écologie, élitisme, religion sont ses chevaux de bataille), un vrai représentant du hardcore à l’ancienne, pas juste un autre combo venu en piller l’expression sans en adopter les codes moraux. Le groupe considère (à raison si vous me demandez mon avis) que l’Homme est un parasite qui passe son temps à s’autodétruire et saccager son environnement. A part ça ? Et bien “Citadel in flames”, tout simple dans sa forme qu’il soit, passe vraiment bien. Son mélange death / hardcore (qui n’est pas du deathcore, d’ailleurs) est bien dosé et se démarque un peu. Le riffing est ultra-classique, l’interprétation vocale aussi, mais on s’y retrouve sans problème et même on en redemande. Alors oui, c’est pas original, mais on est quand même bien là.
Temple Guard – Citadel in Flames Lyrics and Tracklist | Genius






