
Il y a quelques années, alors que j’étais encore plus qu’aujourd’hui une tête chercheuse de nouvelles sensations musicales, je suis tombé sur le rock alternatif de Silversun Pickups, et j’en suis tombé amoureux. Un amour courtois, pas une passion démesurée certes, mais quand même, quelque chose qui dure dans le temps. Parce que le groupe sait ménager la tension et les effets afin d’en maximiser l’effet quand le besoin s’en fait ressentir. Alors ce septième album ne pouvait pas m’échapper. Annoncé comme plus agressif et direct, je me demandais quelle surprise il allait renfermer, d’autant plus que le groupe n’était plus trop dans ce mood depuis un moment. « New wave », sensé représenter l’album, ne me renseigne pas beaucoup plus ; il est très bon, ok, mais ce n’est pas l’explosion annoncée, il s’avère plutôt être sur la retenue, faisant monter la pression de manière assez sage. « The wreckage » est pour moi bien plus réussi ; un classique du groupe dès la première écoute. « Au revoir réservoir » (mais c’est quoi ce titre ???) fait redescendre la pression d’un cran. « Wakey wakey » est effectivement plus pêchu et direct, là où « Witness mark » est bien plus chill. Bon, arrivé là, on a compris qu’entre une annonce, un souhait et la réalité, il y a trois. Mais faut-il être pour autant désappointé ou même déçu ? Pas à mon sens. Silversun Pickups peut bien avoir l’impression de réinventer sa roue, nous, les fans, ce n’est pas vraiment ce qu’on lui demande. Et ce qu’on obtient, et bien… n’est ni plus ni moins qu’un autre bon album du groupe. Pas le meilleur, non. Mais les « Thorns and all », « Running out of sounds », « The Wreckage », « Long gone » font tout à fait le job, et quelques autres titres restent plus que corrects. Bien sûr, si on s’arrête à l’effet d’annonce… Et même, en y regardant bien, si on compare un peu trop avec les oevres précédentes, on se rend compte que le combo a tout de même un peu moins manqué de vigilance ici. On espère qu’il se reprendra un peu pour le prochain opus.






