
Les gars en ont fait du chemin depuis le « With serpents scourge » chroniqué en ces pages ! D’ailleurs, si j’avais souvenir d’une forme un peu plus death, ici on a basculé dans le blackened death pour de bon. Necrowretch est (toujours) un groupe de Valence, mais il a décidé ici de teinter son genre d’influences orientales qui lui vont très bien. Al-Masih ad-Dajjal ou Dajjal est un personnage de la mythologie de l’Islam qui peut être comparé à l’antéchrist chrétien. Necrowretch a étudié son sujet et y a insufflé de la passion et de l’investissement durant des années pour aboutir à ce résultat très convaincant, et ça s’entend. Des riffs à l’ambiance générale en passant par le visuel bluffant et la production, tout a été réhaussé d’un ou plusieurs crans, et c’est avec grand plaisir et objectivité que je vous annonce que le combo se hisse largement au niveau de ses collègues internationaux. Le groupe a, en plus, marqué cette sortie du sceau de l’originalité ; certes, ça fait des années que le black ou death d’inspiration orientale a pignon sur rue, mais lui ne s’y était jamais frotté. On trouve en plus du chant francophone sur le final « Total obliteration » ; ils sont fous ces gaulois, ils osent tout, et ça marche ! Cependant, je vais émettre un petit bémol ; ici c’est vraiment une inspiration, mais ne vous attendez pas à trouver une foule de mélodies orientalisantes pour autant ; l’ensemble reste très brut et bestial. Peut-être d’ailleurs aurait-il été intéressant de truffer les morceaux de sonorités ou samples rappelant cette zone géographique ? Mais c’est un détail auquel vous ne devrez pas vous arrêter : « Swords of dajjal » reste une excellente offrande pour les amateurs de black death !