MARILYN MANSON : One assassination under god chapter 2

Le premier volume de cette collection du grand méchant Bryan, cauchemar de l’Amérique depuis un peu trop longtemps maintenant, m’avait rassuré sur les intentions du monsieur et sa capacité à s’éloigner des titres un peu trop faciles et outranciers pour proposer des choses qu’on pouvait à la fois apprécier mélodiquement et en apprécier l’ambiance décadente typique du projet. Je craignais un peu « l’effet Weezer » sur ce disque (alternance d’un bon disque et d’un mauvais – oui, je suis méchant). Mais « Unalive » qui ouvre l’album est tout simplement excellent avec sa mélodie répétitive et son ambiance metal alternatif sombre qui n’en fait pas trop. « Don’t answer the door » est tout aussi bon, même si un peu plus pop. « Front toward enemy » renoue avec un genre plus académique pour notre vilain préféré, mais ça reste largement écoutable. Quoi, j’ai l’air d’un vieux en disant ça ? Bon, si vous regardez un peu ce que je m’envoie niveau gros son, vous serez encore plus perdus. Mais voilà le pot-aux-roses ; la violence ne me dérange pas, mais j’aime y trouver de la mélodie et un tant soit peu d’originalité. Or, dans certains titres de Manson, je ne trouve qu’un enchaînement de poncifs mansoniens, et au bout d’un moment ça me saoule. Et dans l’autre sens aussi d’ailleurs ; si « All the vilest things » est plutôt cool, je le trouve un peu trop proche de pas mal de chansons déjà sorties. « None of the suns » s’avère, lui, un peu trop gentillet pour moi. « Lucifer’s teardrop » fait mieux sans pourtant faire beaucoup d’efforts. La plus sombre « The arsonist » continue à explorer un côté plus rock / pop tout en remettant en avant une voix plus evil dans le refrain ; je ne suis pas convaincu. « Exit wound » est plutôt pas mal, mais il fait pale figure face au « Enantiomorph » final très réussi. Vous l’aurez compris, le bilan de ce volume 2 de ce manifeste anti-clérical est encore meilleur que pour le premier opus. C’est vraiment une très bonne surprise de voir le révérend se démener pour nous amener des albums de cette qualité. Pas parfait certes, mais l’alchimie avec Tyler Bates est de plus en plus palpable, et Manson semble de moins en moins concerné par le fait de montrer uniquement ce qu’on attend de lui, à savoir une démonstration de provocation et d’outrance. A trop vouloir amuser la galerie, on est plus qu’un clown, et le musicien a depuis quelques temps décidé, autant dans sa musique que dans ses textes, d’assumer un peu plus qui il est et non qui il veut paraître. Espérons que ça continue !

H 8 metal alternatif 2026 USA

Instagram

Facebook

Marilyn Manson – One Assassination Under God – Chapter 2 Lyrics and Tracklist | Genius

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *