
Je vous laisserai débattre entre vous pour savoir si un groupe qui s’appelle Horn aurait pu faire autre chose que du black metal. Oui, bien sûr, avec un “y” au bout, ça laissait plein de possibilités… Bref. Horn, que je ne connaissais pas jusqu’ici, est un one-man band teuton qui, donc, aime le black metal, mais pas que. Il inclut en effet dans ses compositions des éléments folk, atmosphériques, historiques (ok, ça n’a rien à voir avec la musique ça), du chant clair… En fait il se trouve que, si on y regarde bien, le style est plus thématiquement et musicalement pagan que purement black. “Apokalyps 1618” est considéré par son maître à penser comme son disque le plus ambitieux et varié. Et on ne peut pas vraiment le contredire. Oui, on trouve bien ici de la variété dans les sons, les ambiances, les structures des titres. Si la date de 1618 ramène à la guerre de 30 ans et les troubles connus en Europe, Nerrath (c’est le petit nom du monsieur) y mêle également des légendes, contes, histoires du folklore très local… Musicalement, je ne vais pas non plus vous jouer du biniou, ça reste assez convenu… Bien sûr, sur certains titres, comme sur la finale “At our bleakest”, on voit apparaître d’autres choses. Et ça en devient plus intéressant. Mais dans l’ensemble, “Apokalyps 1618” reste tout de même assez diversifié pour qu’on ne s’en lasse pas, avec en plus un riffing assez acéré et marquant, un placement des voix tout à fait intelligent, et un sens de la mesure assez fin au niveau de son interprétation. Pas le disque de l’année, mais un travail qui montre sans aucun doute le travail minutieux de Horn sur ce onzième (!) album.






