BLOOD OF KINGU : Dark star on the right horn of the crescent moon

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Une pochette mythologique mille fois vue, un nom un peu ridicule et un titre à rallonge : il n’en faudrait pas plus à beaucoup pour partir en courant. Pas à moi. Oh que non ! C’est le genre de disque inconnu d’où peut sortir le meilleur… comme le pire. Bon, un peu d’histoire d’abord (mais je vous la fait courte) ; Kingu est un dieu de la mythologie Babylonienne, dont le sang (après son meurtre par un de ses petits copains) a fait naître l’humanité. La musique du groupe verse, on pouvait s’y attendre, dans un black metal mythologique (ça veut dire qu’il y a des éléments épiques, des sonorités ethniques et du clavier qui pose des ambiances occultes) bien underground et sauvage. L’originalité (oui, bon, tout est relatif) vient ici d’une voix très grave, qui tient finalement plus du death, mais aussi et surtout d’un chant de gorge tibétain, déroutant mais bienvenu. Les influences ethniques précitées penchent forcément de ce côté-là de la planète, ce qui est assez étonnant pour un groupe ukrainien, mais restent assez discrètes. Côté qualificatif, on peut appliquer à Blood Of Kingu ce qu’on applique d’habitude aux groupes de black : intense, raw, malsain. Banal, quoi. Oui mais non. Parce que ça fonctionne super bien en fait. Il faut dire aussi que le leader du groupe est également à la tête de Drudkh, Dark Ages et Hate Forest ; pas un manchot donc. Et cette expérience paie à l’écoute de ce troisième album vraiment à conseiller bien que conservant un son très underground.

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