
Hayla, c’est Hayley Philippa Williams. Elle nous vient de Liverpool, a étudié la musique mais s’est d’abord fait connaître via ses collaborations avec des producteurs orientés electro / dance qui avaient repéré sa voix jolie et expressive. « Dark » est son deuxième solo, et je n’ai pas eu vent du premier. Mais ce titre, forcément, me parle. Mais est-ce que ce qu’on y trouve est si sombre que ça ? Et bien, si vous vous attendez avec cet artwork neo classique, à quelque chose d’un peu gothique et orienté rock / metal, la réponse est non. Mais pour autant, on ne va pas expérimenter les fontaines à paillettes et les courses de licorne ici. Avec sa voix qui pourrait évoquer entre Sia et Florence And The Machine, sa musique entre pop et electro, assez cinématographique et dramatique, ses sujets (l’amour, mais souvent contrarié et déçu, le deuil, l’anxiété, la guérison…), elle installe ici une atmosphère bien moins légères que l’image qu’on pourrait avoir d’elle. C’est une nouvelle Hayla, qui assume ses failles et ses doutes, qui s’avance donc sur ce disque. D’ailleurs, elle a lancé une tournée de présentation de cette nouvelle identité, qui passera non plus seulement par de grandes salles dont elle avait l’habitude mais des endroits plus intimes – et ils seront vraiment plus adaptés au contenu de « Dark ». Oui, pas de tubes incroyables ici qui squatteront les charts et les ondes. C’est assez courageux de la part de quelqu’un qui vient du mainstream d’ailleurs, d’oser « redescendre » d’un cran, rencontrer potentiellement un autre public et un moindre succès. Raison de plus pour aller découvrir et potentiellement ces 11 chansons pleines de feeling et d’impudeur sur ce qui traverse lesprit de la chanteuse et musicienne.
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