FUATH : III

Le deuxième album de Fuath, chroniqué dans ces pages, date quand même de 2021. Bon, on pardonne aisément cette absence à l’écossais Andy Marshall déjà affairé avec Saor. D’autant plus que, malgré de belles qualités, Fuath reste quand même une sorte de récréation de black atmosphérique froid et intense, qui ne cherche absolument pas à renouveler le genre. Second couteau ? Il y a de ça. Mais un second couteau de qualité, de ceux qui attendent en coulisses que la tête d’affiche se casse la gueule pour vite prendre sa place. Car s’il n’a pas encore l’étoffe et la magique d’un Drudkh, Fuath reste une alternative plus qu’intéressante à toute cette scène qui fait souffler un vent glacial teinté de folk et une haine implacable sur le black metal nineties. Plus encore que sur « II » (oui, on peut remarquer l’inventivité de Marshall dans les titres), le black de Fuath s’étire en longueur, avec cette fois seulement quatre titres pour une durée équivalente ou presque à celle de son aîné (« III » est même légèrement plus long). On a donc des titres forcément très texturés et épiques, oscillant entre parties véloces aux riffs acérés et décélérations mid-tempo. Rien qui ne saurait vous étonner ni dans le rythme ni dans la voix ou le riffing, mais le placement de chaque élément est optimal et garantit le développement d’une atmosphère glaciale chargée de mélancolie, très représentative de la procession hivernale de la pochette. « III » reste un album de niche, qui plaira à la frange historique du black atmo ou celles et ceux qui souhaitent la découvrir. Mais c’est une niche confortable et bien aménagée au sein de laquelle on aimera passer du temps !

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