
Fin de la trilogie du cuir pour Carpenter Brut en 2026 avec ce « Leather temple » qui vient donc clôturer quelques années d’un concept qui nous a fait suivre l’histoire de Brett Halford, l’exemple même de l’adolescent metalleux un peu marginal. Il subit dans le premier opus un accident qui le défigure, et décide de changer d’identité et devenir une rock star. On suit ensuite son ascension dans un monde dystopique assez dur. Sur ce nouvel et dernier album, on se concentre sur le monde tel qu’il est devenu ; une dictature cruelle et sans pitié. Et Brett Halford, dans tout ça me direz-vous ? Et bien il est devenu une légende, et un groupe de rebelles va se servir de cette légende, de son corps et sa symbolique comme d’une arme pour renverser le régime en place. Bon, bien entendu, tout ça sert d’alibi pour développer une narration faite de moments de tension, d’angoisse ou d’agression dans le plus pur style synthwave sombre cher à Carpenter Brut. Comme d’habitude, on pourra noter quelques références ici, et pas que dans l’histoire. La volonté du projet était de se rapprocher de sonorités plus electro et rave. Il est donc logique de parfois penser à des formations nineties comme The Prodigy. Et ce n’est pas votre serviteur qui va s’en plaindre tant il voue un culte à un disque comme « Music for the jilted generation ». Mais les composantes metal sont également là, et parfois un Nine Inch Nails n’est pas loin. Dans l’histoire aussi, on a pas besoin de beaucoup chercher pour comprendre qui se cache derrière un Iron Tusk ou une Lita Connor ; les références sont à la portée de tous, et les clins d’oeil metal ou cinéma sont nombreux. Sorti de là, « Leather temple » reste classique, mais dans le bon sens du terme, enchaînant les titres forts comme « Start yor engines », « She rules the ruins », « Neon requiem », « Iron sanctuary » ou « Speed or perish ». Les autres sont pas mal non plus, mais là on tient le haut du pavé. Je ne suis pas loin, quand même, de penser que ce troisième opus de la trilogie est celui qui se prête le plus à la découverte du genre pour les non-initiés, tant on y retrouve tous les éléments du genre dans une configuration et un dosage assez idylliques, mais sans vraiment s’en écarter. En d’autres termes c’est une parfaite fin de saison. On peut se demander de quoi sera fait demain, qui sera le prochain porte-étendard de Carpenter Brut, mais on fait pleinement confiance à Franck Hueso pour ça. En attendant, entrez dans le temple et profitez de cet office !






