BERGETON : Miami murder

On le sait (ou pas, je ne veux pas vous stigmatiser), derrière les one-man band de synthwave on trouve souvent des metalleux, reconvertis ou pas. Bergeton est le projet solo de… Morten Bergeton Iversen, alias Teloch, qu’on a pu croiser au sein de Mayhem, 1349, Gorgoroth, Nidingr et quelques autres. Le style qu’il développe ici, à contrario de la plupart de ses collègues, est clairement orienté synthwave « classique ». Entendez par là que si vous n’aimez pas le côté trop agressif de projets comme Carpenter Brut ou Perturbator, vous ne serez aucunement dérangé par « Miami murder » qui, s’il emploie la même imagerie, traduit avec la même énergie et utilise les mêmes sonorités, le fait avec une couleur beaucoup plus eighties. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une personnalité propre, d’ailleurs assez marquée. Si de nombreux acteurs du genre se réclament de l’univers fantastique ou science-fiction, peu parviennent à bâtir des ambiances aussi étranges que Bergeton. Bien sûr, ça ne fonctionne pas sur tous les titres de cette première sortie sans face paint, mais quelques titres comme « Depeche load », « Natasha KGB » ou « The demon » sont particulièrement réussis, joignant des mélodies retorses à des trouvailles rythmiques ou des sonorités plus electro. Au final, je suis assez positivement impressionné par ce disque qui, s’il reste trop léger en termes de production et de sonorités, s’avère assez malin dans ses compositions et s