BLASPHEMER : The sixth hour

Bonsoir messieurs-dames. Aujourd’hui nous parlons de Blasphemer. Vous vous doutez bien qu’avec un blaze pareil et une adresse facebook qui tient à préciser « brutal », le combo n’est pas venu pour raconter des blagues à la communion de cousin Kevin. Mais attention. Blasphemer fait du death metal, et ne doit pas être confondu avec Blasphemer, qui, lui… fait du death metal. Bon, ça va pas marcher comme ça. Ah oui, Blasphemer est italien alors que Blasphemer, lui, est anglais. Là. Nous, on va parler du premier, qui sort avec « The sixth hour » non pas son sixième mais son troisième album. Si vous aviez un doute sur la principale source d’inspiration des paroles de la formation, il suffit de regarder la pochette. Mais si vous souhaitez plus de précisions, sachez que cet album dépeint le calvaire de Jésus, son chemin de croix, littéralement. Bon, pour être tout à fait honnête, si le groupe n’avait pas signé chez Candlelight récemment, il y a de grandes chances que vous n’en ayez jamais trouvé trace ici, mais sa récente arrivée, coïncidant avec un peu de chamboulement interne, n’est pas un hasard. Sous des abords assez classiques et basiques, Blasphemer a bien plus à proposer qu’un death bas du front. Ok, l’album consiste principalement en une agression frontale de 42 minutes, aux riffs brutaux, puissants et lourds, légèrement teintés de black metal et de doom, au chant profond et grave, aux rythmiques martelées et aux soli concis et efficaces. Mais si le groupe n’en fait pas l’étalage, on sent que les gars savent jouer, et pourraient s’ils le souhaitaient s’orienter vers un style plus technique ou mélodique. La preuve ? Les interludes « Blessed are the wombs that never bore », « Via dolorosa ». D’ailleurs les titres, sans être progressifs, ne sont pas du tout frustrants pour ceux qui aiment les choses plus travaillées. Et puis, si les riffs sont interchangeables, ils bastonnent assez pour qu’on y revienne. Alors oui, on peut comprendre et partager l’enthousiasme et la confiance de Candlelight pour Blasphemer.

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