BLONDSHELL : Violins

En 2023, je découvrais Blondshell avec son premier album éponyme, plutôt bon mais qui souffrait encore de quelques approximations et imperfections bien compréhensibles pour une première œuvre sous cette forme. Pourquoi sous cette forme ? Parce que sa créatrice Sabrine Teitelbaum œuvrait auparavant dans un style plus sage et pop, alors que Blondshell est plus marqué rock alternatif nineties. Quand j’ai vu « Violins » sur mes tablettes, je m’attendais à ce qu’il s’agisse d’un deuxième opus ; ça paraissait cohérent niveau date. Mais en fait un « If You Asked for a Picture » est sorti en mai 2025, ce qui fait de cet album le troisième chapitre de l’histoire de Blondshell. Et un chapitre très rapproché du précédent. Première question ; pourquoi si tôt ? Et bien, sans raison particulière. Il se trouve que Sabrina a du vivre pas mal de choses inspirantes à la sortie du deuxième album, et elle s’est mise à écrire de façon boulimique. Or, elle a horreur, de son propre aveu, « de laisser dormir des chansons dans un tiroir ». Donc, elle a décidé d’en faire un album. Autre question, pourquoi ce titre ? Il semblerait que ce soit représentatif de l’ambiguïté violins / violence qu’elle ressentait au moment de la composition des titres ; une ambivalence entre douceur et brutalité de la vie. On le comprend, ce disque a donc (peut-être) vocation à être le lien entre la Sabrina d’avant et celle d’aujourd’hui. La chanson-titre qui ouvre l’album (et bénéficie d’un joli clip) nous met en tout cas en confiance ; la dame n’a rien perdu de sa (bonne) inspiration. L’album déroule des titres à la fois sensibles, forts et puissants, se nourrissant effectivement autant du rock alternatif, du rock indé ou du grunge nineties que de la pop indé, du shoegaze, du post rock… Est-ce que les titres feront tous mouche auprès des auditeurs ? Pas sûr. Moi, un « Sea legs » ou un « New shape » me laissent clairement froid. Mais allez, le reste est quand même bien au-dessus, et ce mélange des genres, des ambiances, agrémenté de textes aussi nuancés (la dame manie humour, détachement et écriture impudique), s’il est un peu surprenant parfois (toutes proportions gardées) s’avère assez convainquant. Et si finalement ce positionnement entre foisonnement rock et mélodies et écriture plus pop était ce qui allait le mieux à Blondshell ? Je ne suis pas loin de le croire à l’écoute de cet album en tout cas !

F 7 rock indé alternatif 2026 usa

https://www.instagram.com/blondshell

https://www.facebook.com/blondshe11

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *