BLOC PARTY : Anatomy of a brief romance

comme beaucoup, j’ai succombé à la fougue et à la fraîcheur de Bloc Party dans les années 2000, vibré au son de leur indie rock percutant et sensible. Mais depuis cette époque bénie, il s’en est passé des choses… et pas forcément des bonnes. Oui, je sais, ce n’est que mon point de vue, mais dernièrement, je me suis quand même pas mal emmerdé sur les productions du groupe autant que sur les escapades solo de ses membres. Alors chaque sortie suscite un flot d’espoir et d’appréhension mêlés. Comme son nom l’indique, on a ici droit à une sorte de concept album racontant une histoire d’amour. Et alors oui, l’amour c’est super, mais un album là-dessus, c’est pas ce qui m’excite le plus. Et très vite, je suis conforté là-dedans. « 22.01.22 » est un titre electro pop romantique doux et, excusez-moi… terriblement soporifique. La plus rythmée « Coming on strong » n’a pas de mal à faire mieux, mais ce n’est pas encore assez. Le gimmick electro rock de « Love bombs » est sympa, et on y retrouve plus les accents typiques de Kele, mais il me manque encore quelque chose. Et ce n’est pas « Pigwig » qui va me l’apporter… elle a même tendance à m’horripiler. Merde, Bloc Party, la lune de miel est définitivement derrière nous ? « Lagoon blue » a beau être une (autre) chanson d’amour, elle reste le meilleur titre entendu jusqu’ici. « Muscleworks » me fait redescendre de plusieurs étages, et « Clark Kent » n’est pas super non plus, ne lui en déplaise. « Worst birthday ever » n’est pas un cadeau, « Not your problem » ne restera pas le mien longtemps. La mélodie de « Now we can’t be friends » est plutôt bonne, le titre aussi, mais pas inoubliable. « Rotherhithe » est touchante mais pareil, ce n’est pas vraiment mon kif. « Stories » est plutôt bonne même si très calme, « Moving on » est meilleure, et « Eulogy » est une clôture de chapitre sans amertume mais sans flamboyance non plus… qui parvient juste à me faire rire grâce à une hallucination auditive malvenue (« I get my love now from different saucisses » – oui, je suis un gros naze, je sais). Bref, vous l’aurez compris, cette histoire d’amour malheureuse l’est pour moi aussi, parce qu’elle me rend sacrément nostalgique d’une époque où la préoccupation principale de Bloc Party était de nous faire transpirer façon rock et pas angoisser façon quadra. Dommage.

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Bloc Party – Anatomy Of A Brief Romance Lyrics and Tracklist | Genius

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