
En 2020, j’avais disséqué (ok, c’est un bien grand mot), le premier album de l’anglaise A.A. Williams. Un bien belle ouvrage qui invoquait une foule d’ambiances et d’influences différentes du spectre rock au sens large, et les plongeait dans un bon bain de spleen pour les ressortir avec une teinte grise – pourpre du meilleur effet. La jeune femme a depuis gagné en prestige en collaborant tant et plus avec des formations très en vue du rock et metal atmosphérique, genre dans lequel elle peut tout à fait être classée également (mais bouh, non, il faut pas catégoriser les gens). Ce troisième opus a la difficile responsabilité de faire suite à un “As the moon rests” considéré comme beaucoup comme un chef d’oeuvre pour sa propension à créer des moments plus profonds, plus puissants, plus évocateurs. Ah oui ? Et bien préparez-vous, parce qu’il semblerait que la dame ait encore plus appris à soigner ses entrées, ses orchestrations et ses montées en puissance. Oui, je piétine le suspense, “Solstice” est impressionnant. Ample, beau, jamais larmoyant ou trop dans le pathos, il s’inscrit dans une continuité. Mais il est à noter qu’on ne joue pas non plus la surenchère ici. La preuve, quelques titres se la jouent intimistes, un piano et une voix, peu d’effets. Et ils n’en sont pas moins réussis. Mais oui, c’est vrai, ce sont quand mêmes les autres qui me marquent le plus. “Wolves”, “Hold it together” ou “The gentle harm” en tête, parce qu’elles sont plus cinématographiques, qu’elles m’embarquent plus facilement, qu’elles nourrissent mon imaginaire. Mais ce disque pensé par son autrice comme une oeuvre “entre l’ombre et le renouveau” est tout entier dédié à nous aider à traverser les épreuves qui émaillent notre vie, et pourra donc nous servir de façon différentes selon la situation.
A.A. Williams (@aawilliamsmusic) • Photos et vidéos Instagram






