SMILLEY : Oh Well

Smilley, c’est Miles Platt, un mec de Los Angeles qui fait de la musique dans son coin depuis quelques années, en écrivant des trucs personnels et intimes, en mode nostalgique, pop, indie et rock. Grand, avec une allure de geek, d’éternel étudiant ; un profil un peu Rivers Cuomo. Et si je le découvre aujourd’hui avec « Oh well », son deuxième album (après « Stay well ! », le gars semble être sur une série), dès « Curculionidae » je regrette de ne pas l’avoir fait avant. Parce que c’est le genre de diamant brut qu’on a envie de présenter en se la pétant un peu ; « eh, t’as entendu ça ? Canon non ? ». Ah, et oui, si vous en doutiez, le parallèle avec Rivers Cuomo vaut aussi pour la musique. Ici, on a quand même une belle ambiance powerpop. Attention, je n’ai pas dit que tous les titres de cet album se valaient, mais avouez quand même que celui-ci, ou « Rail », « This is a low », « Ego death », « Slow » valent le détour. De ce que j’ai lu, les titres sont ici plus rock, plus pêchus que sur le précédent album. Ce qui ne signifie pas que Smilley joue la carte de l’agression ; la puissance des guitares est bien contrebalancée par le sucre des mélodies, un côté un peu détaché, un peu fun. Et parfois, quand elles se montrent plus apaisées et c’est tout aussi bien (« Slow »). « Oh well » est au final un disque assez nuancé et plus profond et étonnant qu’il n’y paraît, et Smilley prouve qu’en peu de temps (deux albums, c’est tout de même pas énorme) on peut arriver à faire naître de belles choses quand on le veut bien.

Smilley (aka Miles Platt) (@smilleymusic) • Photos et vidéos Instagram

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