OPIUM DU PEUPLE : Aux confins du metaverse

En 2024, ça faisait un moment que je n’avais plus croisé la route des Albigeois. Et là, bizarrement, je les retrouve assez vite. Une fois de plus, le groupe reprend pied au plancher des classiques, anciens ou nouveaux, de la chanson française ou assimilée, version punk / metal. La recette est établie, étalonnée, adoubée, et oui, on peut dire que le groupe ne prend pas beaucoup de risques ici. Mais c’est un choix assumé depuis des années, et à présent tout à fait maîtrisé. Il faut dire que ce septième album du groupe coïncide avec ses 20 ans. Que doit-on en conclure ? Que Opium du Peuple a décidé de nous servir un feu d’artifice. La sélection est ici iconique ; Nirvana / M (oui oui), “La carioca” des Nuls, Stromae, Diam’s, Katerine, Juliette Armanet, Indochine… on enchaîne ici des tubes immédiats, et leur traitement n’altère en rien leur pouvoir de nous faire chanter à tue-tête. Est-ce qu’on ressent l’influence spatiale sur “Aux confins du métaverse” ? Que nenni. Ressent-on forcément l’humour et le côté décalé sur les titres ? Pas forcément, puisque certains des originaux sont déjà bien chargés dans le domaine. Mais est-ce qu’on prend quand même du bon temps ici ? Oui, assurément oui. On appréciera la parité au niveau du chant, et je dois même avouer préférer le chant féminin ici, plus original. Bien sûr, les musiciens maîtrisent et le répertoire et leurs gammes, et la section rythmique détient ici un rôle clé dans l’appréciation des 12 titres de la galette ; le véritable moteur du vaisseau est bien là. Et on va se le dire ; même si certaines réinterprétations peuvent sembler faciles, il est quand même assez difficile de résister à “La boulette”, “Battez-vous”, “Le dernier jour du disco”, “Je suis malade” ou “La carioca”, tant elles ne semblaient attendre qu’un tel traitement pour révéler au grand jour leur potentiel rock n’ roll. Alors, superflu comme tous les albums de reprises “Aux confins du métaverse” ? Bah oui, bien sûr, et donc d’autant plus jouissif !

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