MARIACHI EL BRONX : Mariachi El Bronx (IV)

Au milieu des années 2000, malgré le succès grandissant de leur punk rock, les membres de The Bronx rressentent le besoin d’exprimer leurs racines musicales hispaniques au travers de quelque chose de plus brut et typique. Pourquoi ne pas s’offrir une parenthèse mariachi ? Les gars ont de la suite dans les idées, et vont tout de suite plus loin que la simple reprise, que la récréation fun. Mariachi El Bronx est né, et il va désormais avancer en parallèle. 2026 voit donc le quatrième volet des aventures de l’alter ego sortir. Si le lien de parenté avec The Bronx est assumé, musicalement la distinction se fait sans mal. Certes, ce quatrième opus emploie lune certaine emphase, une tension qui peut se retrouver dans l’expression habituelle du combo. Mais le rythme chaloupé, les cuivres colorés et le groove sont bien différents. Ce quatrième album, c’est donc une croisée de chemins. Culturels et musicaux. Un melting pot qui catapulte l’efficacité et l’urgence du punk dans la musicalité mariachi, pas mal de la logique capitaliste et de la recherche de rentabilité musicale actuelle au sein d’un art bien plus brut et spontané. N’y voyez pas de jugement, tout ça est, j’en suis persuadé, fait sans calcul aucun. Mais les faits sont là ; les musiciens de The Bronx restent, quoi qu’ils en disent, un peu formatés par leur carrière. Et là, tout de suite, ce n’est pas du tout une mauvaise chose. Parce que oui, ce disque est une putain de réussite. Bon, je l’avoue, je suis déjà assez sensible à ce genre de sonorités. J’ai moi-même un quart de sang mexicain, un quart de sang navajo, 2 pintes de sang norvégien, 3 jéroboams de sang camerounais, un demi-litre de sang belge, et trois cinquièmes de sang plomb. Sacré mélange, je sais, j’en suis assez fier. Bref. Tous les titres ou presque sont porteurs d’un côté un peu mélancolique, à part quelques-uns plus festifs, que d’ailleurs j’aime moins comme « El dorado », « El borracho » ou « RIP Romeo ». Bon, je ne suis pas forcément représentatif du goût des gens, au vu du nombre de vues des titres. Mais c’est bien dommage, parce que l’album est vraiment excellent. Alors oui, il ne s’adresse pas à la fanbase de The Bronx, peut-être plus à celle de formations comme Calexico. Mais que ce soit par simple curiosité, par recherche de bande-son pour une soirée à thème ou parce que vous aimez ce genre de sons, allez-y, c’est vraiment de qualité !

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