
Tigercub est souvent classé dans la mouvance du rock alternatif / stoner né de l’explosion du groupe de Josh Homme. Et il le mérite un peu. Certains y voient aussi un petit côté Muse. Et il le mérite aussi. Mais quelque part entre les deux, il y a encore un petit espace pour sa musique. En 2023, j’avais décrits ses titres comme courts, mélodiques et percutants ; il est temps de voir si “Nets to catch the wind” suit cette voie. Le riff de “Silver smile” s’avance, classique et efficace. Impossible de ne pas se sentir en confiance. Mais un changement subtil s’opère, un mood un peu et on a un peu plus de mal à suivre le refrain. “Fall in fall out” est bien plus logique dans sa dynamique, bien plus digeste. Mais pour moi, elle reste bien en-dessous de la terrible “Stuck in the melancholy”. “I’m breaking out” reprend le côté un peu expérimental ; c’est original, mais ça ne marche pas trop chez moi. Heureusement la turbulente “Black moon”, la tubesque ‘Head over heels”,la mesurée “Nightmares”, la faussement calme “My paper heart”, l’énergique “Magic sleep” et… toutes es autres en fait, font le taf de façon bien plus convaincante. Sur ce nouvel album, les aspects les plus grungy et alternatifs du groupe s’effacent légèrement au profit d’une écriture plus pop, plus sensible et cinématographique. On fera donc plus facilement le rapprochement avec un Muse. Tout ici est plus “haut en couleurs”, mais pas forcément moins mélancolique et sombre. On a l’impression que le groupe, tout attaché qu’il soit au format live (le disque a été enregistré en 9 jours) et au côté direct des titres, a cherché ici à donner plus d’espace et de profondeur à sa musique. Et c’est réussi ! On capte bien mieux tous les acteurs de Tigercub (ok, en même temps, ils ne sont que 3), et on apprécie d’autant plus leur jeu. Les titres restent facilement en tête, et le disque a le format parfait avec ses 42 minutes pleines de hits en puissance. Bref, Tigercub se bonifie avec le temps !






