
11 titres, même pas 20 minutes. Non, ce n’est pas du hardcore, mais oui, c’est du punk. Et pour être précis, du punk qui nous vient du brésil. Derrière se projet formé il y a déjà un moment (à priori autour du début des années 2000) se cache un certain Luis Henrique Lopes da Costa, et le monsieur est plutôt branché proto-punk. « Lider dos delinquentes » est donc foncièrement direct, rebelle et sans concessions. Et tout ça a vraiment l’air d’avoir enregistré à la maison. Si comme moi vous vous posez la question « mais pourquoi ce nom de groupe ? », et bien sachez que ça a un rapport avec le quartier des membres du groupe. Oui, on est pas plus avancés. Comme le titre le suggère, tout ici est enregistré en langue maternelle. Ok, avec ça vous vous dites qu’il n’y a pas besoin d’écouter la galette pour savoir ce qu’elle renferme ? Et bien non. Parce que si proto punk il y a bien, on trouve également ici quelques influences rock alternatif, et des choses plus accessibles. Bon, bien sûr, ça ne s’entend pas sur la terrible « Agua suja » qui ouvre l’album, ni sur sa suite directe « Canibal ». Mais déjà « Porque sim » (la réponse ne semble pas être « parce que Patrick Topaloff », comprendra qui pourra) prend un peu plus de distance avec le genre, même si ce n’est pas ce que je préfère. Par la suite on peut déceler des choses plus rock n’roll, plus post punk… J’avoue que mes titres préférés sont tout de même de la trempe des deux premiers ou de « O unico comunista » ou « Halloween sangrento », mais ce disque venu de loin reste une petite curiosité qui sent bon l’authenticité !






