
Ils sont quatre, nous viennent d’Atlanta et mélangent dans leur alambic death, thrash et black metal : ladies & gentlemen, Malefic ! Formé au début des années 2000, Malefic est un diesel. Bah oui, « Impermanence » est leur premier album. Si le combo n’a pas trop subi de changement de direction stylistique, étant depuis le départ focus sur le fait d’unir leur passion du thrash metal américain et du black scandinave, le line-up s’est étoffé, la vision s’est affinée, les influences se sont faites digérées, et voici donc le résultat d’années et années d’expérience. Là, si c’est un pétard mouillé, autant repartir dans le garage et apprendre la mécanique, ce sera plus rentable. Heureusement, puisque je suis en train de m’esquinter le ciboulot (pas trop, ok, on est d’accord) à écrire cette chronique, vous l’aurez compris, ce n’est pas le cas. On retrouve ici toutes les composantes annoncées par bibi plus haut ; de la finesse chirurgicale du riffing à la Carcass, des influences thrash galopantes qui font plaisir à papa, et les écorchures black qui amènent pas mal de piquant au style. Les titres sont développés et éprouvés depuis des années en live, ils ont connu plusieurs moutures ; autant dire que les versions que vous allez découvrir ici ont été adoubées par des hordes de fans au travers des années, et représentent la quintessence de Malefic. Est-ce que, du coup, on peut craindre que le futur du groupe soit moins flamboyant ? On aura le temps de s’en faire pour ça après. Moi, ce que je vois, c’est que à peine « Blood of the throne » démarré, on ressent ce souffle old school tout à fait maîtrisé et mis en valeur par des arrangements et un son vraiment au poil. C’est d’autant plus appréciable de la part d’un groupe et d’un label relativement modestes. On sent que « Impermanence » est le projet le plus important, et que tout a été fait pour qu’il soit couronné de succès. Aucune raison que ce ne soit pas le cas ; même si les mélodies et le riffing sont assez classiques, tout s’enchaîne ici à la perfection, les neufs titres sont impeccables, on est régulièrement impressionné par les guitaristes (même si tout le reste est en place aussi), et ce placement entre les styles, conservant le meileurs des trois mondes, est tout simplement jouissif. Thématiquement, Malefic s’écarte un peu des poncifs en amenant un propos plus social, personnel ou politique, il y a donc matière à creuser aussi par là. Bref, « Impermanence » a tout pour lui !






