DESTRUCTIVE TENDENCIES : Slaves to the darkness

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Ne pas se fier à la pochette, ne pas se fier à la pochette… Ah, mais je le sais pourtant ! Destructive Tendencies n’est pas un groupe de metal extrême un peu plan-plan. En fait, il ne s’agit même pas d’un groupe de metal. Et d’ailleurs, s’agit-il vraiment d’un groupe ? Allez, un indice ; Destructive Tendencies est signé chez Hardcore Blasters. Ça y est, vous l’avez ? Ah, ben oui, je sais, les trois quart d’entre-vous se sont déjà barrés du coup. Bon, trois, ils le sont aussi, et ce n’est pas de trop pour produire pas moins de 26 titres ! Alors oui, un titre de gabber / hardcore est assez simple à mettre en place ; un bon gimmick, une mélodie qui pénètre immédiatement l’esprit, et plusieurs variations de rythme. Effectivement, ça n’a l’air de rien comme ça, mais pour que ce soit efficace, il faut maîtriser la science du genre, celle qui permet au fan de se raccrocher à un thème musical obsédant, et à son corps de tressaillir à l’unisson. Un art difficile que Destructive Tendencies a fait sien. « Slaves to the darkness » compte bien sûr en son sein quelques clins d’oeils horrifico-gothiques qui justifient l’artwork. Côté titres, pas de surprises ; pris un à un, la plupart sont très écoutables. Mais plus de deux heures de musique de ce type pour qui n’y est pas habitué, et malgré les « fantaisies » du trio (qui hybride sans vergogne pop, rock, metal, ambiant, et un peu tout ce qui lui passe sous la main, ce qui amène de la diversité et des respirations au disque), ça fait vraiment beaucoup. Voici donc un bon disque du genre, qui pourrait plaire aux plus ouverts avides de sensations fortes !

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DESTRUCTIVE TENDENCIES : Slave to the darkness

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