
J’ignore combien j’ai écouté d’intros de disques de black metal dans ma vie. Mais je peux vous assurer que ça fait un paquet. Mais genre un gros paquet. Et ben je vais vous dire, celle de ce deuxième album du nouveau projet du belge Ronarg (Antzaat, Ars Veneficium) est l’une des meilleures qui m’ait été donné d’entendre depuis un moment. Parce qu’au travers de petits éléments et d’une sensibilité toute personnelle, elle se démarque et introduit parfaitement un univers vampirique. Bon, une fois arrivé dans le vif du sujet dès le deuxième titre, on se retrouve confrontés à quelque chose de bien plus classique niveau black metal atmosphérique. Attention, je n’ai pas dit que ce n’était pas de qualité ou que c’était inintéressant. Mais oui, je regrette tout de même de ne pas y trouve la même touche personnelle que sur l’intro. Bien sûr, j’apprécie le fait que le single « The clock tower » ralentisse le rythme et nous amène un chant clair et un orgue dans son outro, mais, c’est un peu chiche, non ? Parce qu’à part ça, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Les 8 titres enchaînent des riffs et des plans qu’on a déjà entendu des tonnes de fois auprès de groupes plus confirmés, en vue et profitant d’une meilleure production et d’un plan média autrement plus ambitieux. Mais voilà, ça ne m’a pas empêché d’écouter ce disque un paquet de fois. Parce que je ne savais pas quoi en dire ? Oui, en partie, c’est vrai. Mais aussi parce que je n’avais rien à en dire de mal non plus, bien au contraire. Oui, Bloedmaan ne fait pas grand-chose pour se démarquer de ses camarades (et pourtant il le pourrait s’il le voulait, et on l’encourage dans ce sens). Mais ce qu’il fait, il le fait très très bien. On est happé dans son univers, par sa virulence, son intensité, et la justesse de ses compositions qui en font ni trop, ni trop peu. Mais on aimerait, forcément, que le projet s’extirpe de son anonymat en proposant plus. A suivre.






