BLACKMORE’S NIGHT : All our yesterdays

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« Si c’est trop fort, c’est que t’es trop vieux » dit-on. Et bien cette maxime, Ritchie Blackmore l’a fait sienne depuis quelques années. S’il est vrai que le britannique n’a jamais affiché son amour pour le grindcore, il met depuis 1997 son talent de guitariste au service de titres neo-médiévaux assez passe-partout, chantonnés par sa compagne Candice, qui fricotait déjà avec la scène renaissance / trad avant leur rencontre. « All our yesterdays » est le dixième album du groupe (qui se résume au duo, accompagné d’un backing band aux membres interchangeables), et poursuit tranquillement le chemin entamé il y a dix-huit ans. Soit celui d’un folk neo classique très convenu, assez sautillant, très positif et pop. Comme pour mieux souligner ce côté assez mainstream, Blackmore’s Night nous gratifie de deux reprises qui en disent long : « Moonlight shadow » de Mike Oldfield et « I got you babe » de Sonny & Cher, au résultat peu convainquant. Le reste oscille entre ballade sirupeuse et titres plus rythmés. Pas de quoi rendre paralysé d’émotion un parkinsonien, j’en ai bien peur. De disque en disque, Richard arrondit les angles. Sauf que c’est tellement arrondi que ça roule complètement à côté. Pour être honnête, c’est pas mal fait, c’est juste redondant et plat. D’où ma note moyenne mais conciliante.

Paroles de l’album

Site officiel

Blackmore’s Night : All our yesterdays

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