EDITORS : Surface, Echo & Sound

Que sont devenus nos héros d’antan ? Les Editors m’ont plusieurs fois fait vibrer avec leurs albums, leurs chansons. Mais ils sont comme tout le monde ; ils vieillissent, prennent des habitudes, leurs goûts et envies changent. Tout ça pour vous dire qu’on ne peut pas retrouver dans leur musique en 2026 la même chose qu’on trouvait au début de leur carrière. Et c’est tant mieux d’ailleurs, sinon ils se seraient appelés AC/DC ou Dinosaur Jr (oups). Mais est-ce que ça veut dire que les fans d’antan sont obligés de passer leur chemin maintenant ? Bah si je le savais tu crois que je serais là en train de tailler le bout de gras, gros malin ? Bon, alors prenons les choses posément. La dernière fois qu’on a vu Editors par ici, c’était pour « EBM » en 2022. Ce septième disque montrait un groupe plutôt orienté claviers que guitares, qui cherchait à s’éloigner de ce qu’il avait fait dans le passé, à se réinventer. Et il était pas mal, ce disque, mais ce n’est pas ce qu’un vieux briscard du rock comme moi cherchait. Et tu sais quoi ? Bah c’est fini. Bon, peut-être temporairement, mais en tout cas ici les guitares sont de retour. Oui, moins héroïques et assassines que parfois, peut-être que le feeling est un peu plus classic rock, mais la voix et la vibe sont à peu près revenus. Ce huitième album fait le constat d’un monde de plus en plus anxiogène, et cherche de l’espoir où il peut le trouver ; dans la solidarité, l’amour, l’autre quoi. Paradoxal quand on voit ce qui se passe aujourd’hui, mais pas tant que ça ; si le problème c’est nous, alors la solution aussi. Bon, et la musique alors ? Eh bien, comme dit plus haut, oui, il y a du rock ici. Mais sous différentes formes, et pas indie comme on s’y attend. Dès le morceau-titre, le groupe déballe quelque chose de bien plus convenu et bluesy. Et… je m’ennuie. J’aurais l’occasion de refaire ce constat à quelques reprises ici (« Rescue », « Shadow », « Happiness », « Butterfly wings », « The hills we died upon”). Et le reste ? Euh… je ne dois pas être dans le mood aujourd’hui, parce que je trouve que ce n’est pas non plus follement excitant non plus. En fait, le disque est à l’image de la pochette ; un peu abstrait, un peu maussade, un peu terne. Bof.

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Editors – Surface, Echo & Sound Lyrics and Tracklist | Genius

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