
Nouveau projet de black atmo new-yorkais, Astral Alchemy a comme son nom l’indique une petite obsession pour tout ce qui touche à la magie, l’alchimie, l’ésotérisme dans son ensemble. Et oui, le choix d’une police de couleur rose est assez inhabituel pour un groupe de black, mais il ne faut à priori pas chercher plus loin que la représentation du cosmos et ses mystères, souvent peints de couleur rose / mauve. Astral Alchemy est un duo, et il s’agit de son premier album. Alors forcément, il est empreint d’ambition, et peut-être aussi d’imperfections. Au sein de ces 5 titres (pour presque 40 minutes, on est pas non plus dans un ep), on va principalement retrouver du black metal nineties, avec une grosse tendance symphonique / atmosphérique. Mais aussi quelques petites touches death voir grind sur « Stars of ruin », quelques ralentissements un peu doom, des passages totalement folk… Les titres, vous l’aurez deviné, sont plutôt longs et ouvragés, et n’hésitent pas à se découper en tronçons, rendant parfois le tout un peu confus, l’auditeur ne captant pas forcément qu’on est toujours dans le même titre, mais qu’il a juste changé de dynamique. Oh, ce n’est pas une généralité, mais ça arrive. Pourtant des qualités, il en a ce « Weaving chilling magical dreamworlds”, et en premier lieu une musicalité vraiment intéressante qui se situe entre tradition nineties et prises de risques un peu expérimentales. Des fois ça matche, des fois ça tombe à côté, mais ça reste toujours intéressant car personnel. Le propos du disque est assez misanthrope ; on y parle du nécessaire effondrement de notre monde pour que le cosmos puisse y faire renaître ce qui peuple nos rêves. Les titres sont assez différents les uns des autres, autant en durée qu’en contenu et intensité. Pour ma part j’apprécie particulièrement le premier “Bathing in the sap of the moonflower” et le dernier “Eyes through the speculum”, même si à mon sens il aurait pu être expurgé d’une partie.






